16 novembre 2015

A single man - de Tom Fort avec Colin Firth et Julianne Moore

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Synopsys :

Los Angelès 1962.

Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, Georges Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres inrterrogations sur son futur. Gorges essaie sans trop y réussi de vivre "comme avant".

Une série d'évènements et de rencontres vont l'amener à décider s'il peut y avoir un vie après Jim.

 

Mon ressenti : Volodia

J'ai trouvé ce film fastidieux à regarder et j'ai eu beaucoup de mal à le visualiser jusqu'au bout. Sans doute ne ne l'ais-je pas compris à sa juste valeur ? 

L'histoire est celle d'un homme qui essaye de survivre, plus mal que bien, au décès accidentel de son compagnon.  Couple homosexuel (en 1960 on ne disait pas gay) fusionnel, ils vivaient isolés dans une maison de bois et de verre, dans une région de Californie pas encore devenue à la mode, quoi que, les constructions qui poussent le long de l'autoroute annoncent une gentrification prochaine.

Son quotidien est fait d'habitudes, dont chaque geste, chaque situation mettent en exerge et font ressurgir un passé à deux. Les jours sont rythmés par l'observation de ses voisins : le départ des époux aux bureaux, les tâches ménagères et la suveillance des enfants faites par les épouses restées au domicile. 

Le rituel de la journée est invariable, sans surprise. Il emprunte depuis des années, le même trajet  pour se rendre à l'Université ou il enseigne, un peu désabusé, la littérature anglaise à des étudiants soucieux d'améliorer leur condition sociale en se préparant un avenir  autre qu'un emploi à l'usine locale, obtenir une certaine sécurité et une aisance matérielle leur permettant de fonder un foyer. 

Georges observe ce qui l'entoure, il regarde les gens vivre, il ne fait pas partie de cette société qui n'est pas faite pour lui. Tout lui est devenu pesant, les banalités du quotidien insupportables. Georges est hanté par la mort de son compagnon. Peut on vivre au singulier lorsqu'on s'est vécus au pluriel ? 

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15 novembre 2015

La confusion des Sentiments - Etienne Perrier - adpaté du roman de Stéphan Sweig

 

 

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film d'Etienne Perrier 1979 adapté du roman de Stéphan Sweig, avec comme acteurs principaux : Michel Piccoli et Pierre Malet

Synopsis :

Roland, qui mène à Berlin une vie de débauché, décide à la suite d'une conversation avec son père, de partir pour une petite ville universitaire de province.

A peine arrivé, il éprouve une véritable fascination pour son professeur. Celle-ci lui donne une joie intense tant qu'elle reste cachée, mais inexorablement, la relation évolue jusqu'au scandale.

Mon avis : Volodia

Roland, le jeune étudiant découvre un sentiment exceptionnel pour son professeur de philologie anglaise mais il ne peut l'enregistrer comme attirance amoureuse. Admiration, croit-il, que cette totale dépendance où il s'enferme.

Robert le professeur qu'il vénère. Sa femme qui l'a épousé par amour, mais surtout pour faire cesser les rumeurs d'une ancienne liaison de celui-ci avec un étudiant. Pourtant des instants étranges et d'inhabituels comportements déroutent le disciple, qui se croit parfois haï, alors qu'ils résultent simplement  de frustrations, d'une vie homosexuelle cachée.

C'est un roman grave, le récit d'une passion. La confusion des sentiments naît de la rencontre de ces deux êtres, qui en dépassant la frontière de l'amitié, vont se retrouver sur un terrain inconnu entre l'enfer et le paradis. C'est une oeuvre à la fois sulfureuse et incroyablement moderne.

Nous avons beaucoup aimé ce film, car il traite d'un sujet délicat, et d'importance et le tout est fait avec sensibilité, sans dialogues, images ni plan graveleux comme se croit obligé d'afficher nombre de films traitant de l'homosexualité. 

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09 novembre 2015

Le langage perdu des grues - de Nige Finch

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Un jeune homme  angoisse à l'idée de révéler son homosexualité à ses parents. Ce qu'il ignore c'est que son père qui est aussi gay s'apprête lui aussi à faire son coming-ut et à détruire son mariage.

 

Mon avis : Volodia

L'action dans le livre se déroule à Londres, alors que dans le livre, elle se déroule à New York avec pour toile de fond l'épidémie de sida, et raconte la révélation de l'homosexualité de Philip  Benjamin à ses parents Owen et Rose.

Son aveu a un impact immédiat sur leur "vie confortable". Sa mère ressent de la tristesse motivé par le danger sexuel auquel s'expose son fils en tant qu'homosexuel. Pour son père, c'est la fin du monde.

Confronté à ce que lui apprend son fils, Owen est inconsolable, accablé par son incapacité à accepter sa propre homosexualité refoulée, qu'il n'assouvit que lors d'escapades clandestines dans des bars, cinéma, et "autres endroits gays",le dimanche après-midi.

J'ai trouvé ce film magnifique. Entre l'homosexualité assumée du fils et celle du père, honteuse, secrète enfouie sous la respectabilité d'un mariage et qui pour assouvir ses pulsions n'a d'autres choix que la pénombre des salles de cinéma porno ou  retrouver ses semblables et autres prostitués.

J'ai aimé le livre et n'ai pas été déçu par le film qui est à voir et à revoir, comme un classique du cinéma homosexuel.

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Les garçons de la bande de William Friedkin

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Dans un appartement de l'Upper East Side, Michaël, homosexuel cynique au train de vie princier, organise une fête d'anniversaire pour son ami Harold.

Alors que les premiers convives s'amusent et se charrient, Harold tarde à apparaître, Michaêl doit en outre accepter un invité de dernière minute : son ami de fac Alan, homme marié qu'il soupçonne d'être un "homo refoulé". Lorsque Harold arrive enfin, celui-ci affiche une humeur sarcastique qui alourdit l'atmosphère. Chacun laisse alors éclater ses rancoeurs...

 

Mon avis : Volodia

Dans ce film on retrouve l'essentiel de ce qui fait qu'un homme est homosexuel : L'efféminé, le dragueur, le gigolo, l'esthète, le cynique, l'amoureux et tout ce petit monde qui n'ont en fait qu'en commun le fait d'aimer leur semblable,  se reçoivent, s'amusent et font "les folles". Au cours de la soirée, après l'arrivée d'Harold très en retard à sa fête d'anniversaire et suite à ses remarques acides, l'alcool faisant son effet, la réception tourne au vinaigre. La violence physique et verbale atteint son paroxysme avant de s'éteindre d'elle-même quand finie la nuit.

J'ai beaucoup aimé ce film. Il nous montre une galerie de personnages bouleversants par leur humanité. 

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