18 janvier 2018

Adieu ma concubine de Chen Kaige

Adieu_ma_concubineEnfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'amitié à l'école de l'Opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble Adieu ma concubine, célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que Xiang Yu ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozou qui fonda en -202 la dynastie Han.

Dieyi - nom de théâtre de Douzi - est homosexuel ; il aime sans espoir Xiaolou qui a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue.

Mais, toujours, l'amitié et la scène réunissent Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'Histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art.

À cause de lui et de la Révolution Culturelle, ils s'entre-déchireront en public.

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06 mars 2016

Tu n'aimeras point de Haïm Tabakman (film Israélien)

Tu_n_aimeras_P_afficheSynopsis :

Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants. Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri. Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix...

Mon avis : Volodia

Ce film est très fort et j'admire ce réalisateur de l'avoir fait. Si l’homosexualité est un sujet tabou, il l’est d’autant plus dans ce contexte social lourd et oppressant d’une communauté religieuse orthodoxe. Le film se déroule intégralement à l’intérieur de ce microcosme social ou l’individu est constamment sous la surveillance du groupe.

Le film tourne autour de l’idée de la notion de désir que la religion méprise. Le désir d’Aaron pour Ezri est insupportable et jamais la situation n’est évoquée explicitement. Tu n’aimeras point décrit un cloisonnement, une mise à l’index progressive ou comment la communauté accentue son emprise sur l’individu en graduant chaque fois plus fort ses menaces.

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Le baiser de la femme araignée - Hector Babenco

Le Baiser de la femme araignéeSynopsis :

Deux prisonniers partagent un cellule dans l'Argentine de la dictature militaire : Molina, étalagiste homosexuel, personnage frivole et égocentrique, emprisonné pour corruption de mineur, et Valentin, accusé de subversion et obsédé par la femme qu'il a abandonné pour s'engager dans la lutte révolutionnaire.

Pour oublier les séances de torture auxquelles ils sont régulièrement soumis, Molina commence à raconter à Valentin les intrigues des vieux films romantiques qu'il adore. Réticent au départ, Valentin rejoint Molina à l'intérieur de cet univers glamour et sentimental, attendant la prochaine histoire avec impatience. Molina, lui, finit par embrasser la cause de Valentin.

 

Mon avis : Volodia

Le face à face des acteurs avec la violence de Valentin mis en parallèle avec la "fluidité" de Molina est parfois insoutenable. La situation des personnages des scénarios de Molina reflétent la relation entre les deux hommes, qui passe de l'indifférence à l'amitié, de la compassion à l'amour.

Une rencontre fascinante entre la question du "compromis" essentielle aux débats politiques et les prérogatives de la fantaisie et de l'imagination.

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17 janvier 2016

Furyo - de Nagisa Oshima

furyo21Dans un camp de prisonniers à Java en 1942 s'entassent plusieurs centaines de soldats anglais, australiens, néo-zélandais et néerlandais tombés aux mains des Japonais. Le responsable du camp est le capitaine Yonoi, un gradé craint et détesté par ses subalternes.

Intransigeant, il impose à tous une discipline de fer. La tension entre les deux communautés s'accentue avec l'arrivée d'un nouveau prisonnier, le major Jack Celliers : refusant de se soumettre, celui-ci rendra coup pour coup à ses geôliers... Le film est axé sur la découverte et la crainte qu'éprouvent ces deux hommes pris au piège de la guerre, dans un lieu clos, le camp, propre à l'éclosion de tout sentiment.

Mon avis : Indiangay

Superbe film. L'affrontement de deux mondes. De deux cultures de deux hommes face à face. La musique est également magnifique, envoutante, énivrante. Les rôles interprètés par David Bowie, qui sait les sentiments qu'il inspire à son geolier et qui si l'on peut dire en profite et Ryuichi Sakamoto qui réprime les siens en raison du code moral imposé par son éducation et que l'autre, c'est l'ennemi. Tout est dit au travers des regards, des expressions de visage. Qui a dit que les asiatiques avaient un visage impénétrable ? J'ai beaucoup aimé ce film.

 

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15 novembre 2015

La confusion des Sentiments - Etienne Perrier - adpaté du roman de Stéphan Sweig

 

 

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film d'Etienne Perrier 1979 adapté du roman de Stéphan Sweig, avec comme acteurs principaux : Michel Piccoli et Pierre Malet

Synopsis :

Roland, qui mène à Berlin une vie de débauché, décide à la suite d'une conversation avec son père, de partir pour une petite ville universitaire de province.

A peine arrivé, il éprouve une véritable fascination pour son professeur. Celle-ci lui donne une joie intense tant qu'elle reste cachée, mais inexorablement, la relation évolue jusqu'au scandale.

Mon avis : Volodia

Roland, le jeune étudiant découvre un sentiment exceptionnel pour son professeur de philologie anglaise mais il ne peut l'enregistrer comme attirance amoureuse. Admiration, croit-il, que cette totale dépendance où il s'enferme.

Robert le professeur qu'il vénère. Sa femme qui l'a épousé par amour, mais surtout pour faire cesser les rumeurs d'une ancienne liaison de celui-ci avec un étudiant. Pourtant des instants étranges et d'inhabituels comportements déroutent le disciple, qui se croit parfois haï, alors qu'ils résultent simplement  de frustrations, d'une vie homosexuelle cachée.

C'est un roman grave, le récit d'une passion. La confusion des sentiments naît de la rencontre de ces deux êtres, qui en dépassant la frontière de l'amitié, vont se retrouver sur un terrain inconnu entre l'enfer et le paradis. C'est une oeuvre à la fois sulfureuse et incroyablement moderne.

Nous avons beaucoup aimé ce film, car il traite d'un sujet délicat, et d'importance et le tout est fait avec sensibilité, sans dialogues, images ni plan graveleux comme se croit obligé d'afficher nombre de films traitant de l'homosexualité. 

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09 novembre 2015

Le langage perdu des grues - de Nige Finch

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Un jeune homme  angoisse à l'idée de révéler son homosexualité à ses parents. Ce qu'il ignore c'est que son père qui est aussi gay s'apprête lui aussi à faire son coming-ut et à détruire son mariage.

 

Mon avis : Volodia

L'action dans le livre se déroule à Londres, alors que dans le livre, elle se déroule à New York avec pour toile de fond l'épidémie de sida, et raconte la révélation de l'homosexualité de Philip  Benjamin à ses parents Owen et Rose.

Son aveu a un impact immédiat sur leur "vie confortable". Sa mère ressent de la tristesse motivé par le danger sexuel auquel s'expose son fils en tant qu'homosexuel. Pour son père, c'est la fin du monde.

Confronté à ce que lui apprend son fils, Owen est inconsolable, accablé par son incapacité à accepter sa propre homosexualité refoulée, qu'il n'assouvit que lors d'escapades clandestines dans des bars, cinéma, et "autres endroits gays",le dimanche après-midi.

J'ai trouvé ce film magnifique. Entre l'homosexualité assumée du fils et celle du père, honteuse, secrète enfouie sous la respectabilité d'un mariage et qui pour assouvir ses pulsions n'a d'autres choix que la pénombre des salles de cinéma porno ou  retrouver ses semblables et autres prostitués.

J'ai aimé le livre et n'ai pas été déçu par le film qui est à voir et à revoir, comme un classique du cinéma homosexuel.

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Les garçons de la bande de William Friedkin

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Dans un appartement de l'Upper East Side, Michaël, homosexuel cynique au train de vie princier, organise une fête d'anniversaire pour son ami Harold.

Alors que les premiers convives s'amusent et se charrient, Harold tarde à apparaître, Michaêl doit en outre accepter un invité de dernière minute : son ami de fac Alan, homme marié qu'il soupçonne d'être un "homo refoulé". Lorsque Harold arrive enfin, celui-ci affiche une humeur sarcastique qui alourdit l'atmosphère. Chacun laisse alors éclater ses rancoeurs...

 

Mon avis : Volodia

Dans ce film on retrouve l'essentiel de ce qui fait qu'un homme est homosexuel : L'efféminé, le dragueur, le gigolo, l'esthète, le cynique, l'amoureux et tout ce petit monde qui n'ont en fait qu'en commun le fait d'aimer leur semblable,  se reçoivent, s'amusent et font "les folles". Au cours de la soirée, après l'arrivée d'Harold très en retard à sa fête d'anniversaire et suite à ses remarques acides, l'alcool faisant son effet, la réception tourne au vinaigre. La violence physique et verbale atteint son paroxysme avant de s'éteindre d'elle-même quand finie la nuit.

J'ai beaucoup aimé ce film. Il nous montre une galerie de personnages bouleversants par leur humanité. 

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23 août 2014

Les fraises des bois - Dominique Choisy

 

Les Fraises des bois

Synopsis :

Violette  vit en Picardie chez ses parents, de riches propriétaires agricoles. Gabriel est caissier dans un supermarché. En apparence ces deux personnages discrets sont sans histoire. Pourtant, ils étouffent dans leur quotidien et cachent chacun de sombres secrets.

De croisements incertains en rencontres fortuites. Ils vont  au fil des saisons essayer de se libérer de ce qui les entrave : leur parcours sera imprévisible et les solutions radicales.

 

Mon ressenti : Volodia

Je me suis ennuyé du début à la fin qui finit par un carnage. Je n'ai pas du tout été sensible aux éventuels états d'âme des personnages. Bref, je n'ai pas compris le battage médiatique lgbt fait autour de ce film que je qualifie moi d'inintéressant.

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08 juin 2013

Edward II- Derek Jarman

Edward-II_portrait_w193h257Synopsis :

Nouvellement couronné, Edouard II d'Angleterre rappelle son fidèle ami et amant Piers Gaveston de l'exil. Follement épris de ce dernier, Edouard II le couvre de cadeaux et de titres honorigiques, suscitant la jalousie de la cour.

Gaveston fait torturer et enfermer l'évèque de Winschester, respônsable de sa déportation, avec l'appui du Roi. Outragé par cet acte, la cour s'organis autour de Mortimer, le chef des armées, et de la reine Isabelle, souveraine délaissée, pour exclure Gaveston.

Edouard sous la contrainte doit bannir son amant...

 

Mon avis : Volodia

Je n'ai pas du tout aimé. Sans doute aurais-je du me pencher plus sur la mise en scène que sur l'histoire. Car j'étais "parti" sur une reconstitution historique mise au goût de notre époque.

Et là, catastrophe, si certaines éléments de l'histoire ont été préservés, on navigue à vue dans une mise en scène baroque, un bric à brac de scènes se voulant esthétique et, ou l'imagerie récurrente gays (cuir, débardeur, etc..) doit servir  de faire valoir ou plutôt à faire vendre tout ce fatras prétentieux. 

C'est un film auquel j'ai essayé d'accrocher jusqu'à la dernière image, mais qui m'a rebuté tellement c'est brouillon, cliché, bref, moche !

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10 mai 2013

Immeuble Yacoubian - Marwan Hamed

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Construit en 1930 en plein coeur du Caire, l'Immeuble Yacoubian est le vestige d'une splendeur révolue.

Aujourd'huit, à travers les chemins des habitants qui s'y croisent, se dessine un portrait sans fard de l'Egypte moderne, où se mêlent corruption politique, montée de l'islamisme, fracture sociale, absence de liberté sexuelle et nostalgie du passé.

Le portrait d'une société complexe et  colorée, surprenante et attachante.

Adaptation du célèbre best-seller de Alaa El Aswani, l'Immeuble Yacoubian est au cinéma une fresque gigantesque, au budget pharaonique. Au rythme des chansons d'Edith Pial, on regarde vivre et on s'attache à ces personnages hauts en couleurs qui nous font mieux comprendre l'Egype et le monde d'aujourd'hui. Servi par un casting de stars du cinéma égyptien et arabe (Adel Imam, Youssra, Nour El-Sherif...). Ce premier film de Marwan Hamed est un chef-d'oeuvre incontournable.

 

 

Mon avis : Volodia

A travers l'histoire d'un immeuble construit à l'apogée de la colonisation, c'est la deliquescence de tout un pays, depuis son accession à son indépendance en 1953, qui nous est racontée et surtout montrée.

Cette société Egyptienne, européannisée, cultivée, à la pointe de la modernité, qui bascule dans le sordide, la misère tant sociale que financière, la crasse, et qui a pour nouveaux maîtres, non plus des britanniques, mais des égyptiens parvenus, prêts à toutes les bassesses pour acquérir la prestance de leurs anciens maître, conserver y compris par la terreur, le peu de pouvoir qu'ils ont. Quant à la situation des femmes, elles sont soumises à la concupiscence d'employeurs ou d'hommes qui sous couvert de la religion les vendent comme des marchandises et/ou les utilisent comme des objets.   

C'est un très beau film.

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