16 juillet 2016

Hedwig and the angry inch - John Cameron Michell - Musique de Stephen Trask

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Synopsis :

Chanteuse de rock transsexuelle, Hedwig sillonne les Etats-Unis avec ses musiciens. De restaurants miteux en centres commerciaux, elle raconte son histoire, singulière, douloureuse et passionnée : Celle d'un adolescent solitaire d'Allemagne de l'Est opéré pour pouvoir sortir de son pays au bras d'un GI américain.

Depuis lors, Hedwig est à la recherche de son autre "moitié"  Tommy Gnosis, un jeune homme qu'elle a aimé et qui est devenu star en lui volant ses propres chansons...

Mon avis : Volodia

J'ai aimé ce film, malgré l'immense tristesse qui s'en dégage. Les chansons et la musique sont particulièrement belles.

Hansel est un jeune allemand vivant à Berlin Est, passionné de philosophie et de rock rêvant de vivre sa musique de l'autre côté du mur. Il rencontre Luther Robinson, soldat américain qui tombe amoureux de lui. Afin de suivre son GI au USA, Il leur faut être un couple marié (homme et femme). Hansel se fait opérer. Mais l'opération échoue et Hansel se retrouve mutilé, son vagin guérissant fermé, avec un excroissance de chair inutile et une énorme cicatrice "comme une grimace de côté sur un visage sans yeux".

Malgré cela, Hansel devenue Hedwig, grâce à sa mère qui lui a donné son nom et son passeport, part aux Etats Unis en qualité d'épouse de Luther. A leur premier anniversaire de mariage, Luther la quitte pour un autre homme, et le même jour, on annonce la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne. L'opération a été inutile.

Hedwig redécouvre son amour pour le rock et monte son propre groupe qu'elle baptise The Angry Inch, en référence à ses organes génitaux mutilés. Elle se lie d'amitié avec un timide adolescent prénommé Tommy Speck auquel elle donne le nom de scène de Tommy Gnosis. Mais ce dernier l'abandonne pour devenir une star en volant les chansons écrites par Hedwig. Hedwig lui intente un procès, mais est contrainte de jouer dans établissements de seconde zone, tout en suivant la tournée de Tommy.

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15 juillet 2016

Une nouvelle amie - François Ozon

Une nouvelle amie

Synopsis :

A la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.

 

Mon avis : Volodia

Dans ce film, l'auteur tente de nous sensibiliser à la transsexualité, par le biais d'un récit. Celui d'un homme qui, après le décès de son épouse survenu lors de la mise au monde de son bébé, se métamorphose en femme. 

Après le temps de la dépression consécutive au deuil et à la difficulté d'être à la fois père et mère. David, pour calmer son bébé se travesti en son épouse. Surpris par Claire l'amie de sa femme venue lui rendre visite, c'est l'excuse qu'il lui donne. Celle-ci trouvant l'idée malsaine s'enfuit !

Et puis l'amitié étant ce qu'elle est, Claire revient et David lui fait des confidences. Cette sensation qu'il a toujours eu d'être une femme, ce travestissement  connu et accepté  par son épouse.  Cette nouvelle identité qu'il veut assumer aux yeux de la société. C'est pourquoi David demande à Claire de l'aider dans sa transformation. Réticente, mais fascinée, elle finit par accepter.

Malgré les critiques dithyrambiques de la presse lgbt, je n'ai pas aimé !  Malgré les efforts de François Ozon, difficile de rentrer dans l'histoire. David évoluant en robe, perruque, talons fait plus penser à un travesti qu'à un transsexuel. Tous les stéréotypes de l'homme travesti en femme sont réunis en raison d'une féminité portée à outrance par des artifices de femmes fatales que l'on croise rarement dans la réalité. A croire que la féminité ne se compose que de clichés. Cette vision outrancière de la femme fait que le film peine à s'interroger sur la notion de féminité et l'attrait qu'elle suscite chez David.

Il en ressort que David ne se déguise plus en Virginia pour oublier qu'il porte un deuil et pour élever son bébé, mais pour tout simplement pour devenir la femme qu'il a toujours cru être.

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17 janvier 2016

La reine des connes - Guillaume Nicloux

REINE_DES_CONNES_AFFICHERelatée à la première personne en des flashbacks successifs, La reine des connes conte la triste histoire d’Emma qui n’eut que le tort d’être née sous l’identité d’Emmanuel dans une famille bourgeoise à l’esprit étriqué.

Emma n’est pas une mauvaise fille… Si elle se prostitue c’est, dit-elle, pour ne pas entamer son capital qui va lui permettre de s’évader d’un corps qui n’est pas le sien. Ses relations avec la clientèle sont d’ailleurs placées sous le sceau de l’affection.

 Emma n’est pas très futée non plus… Petit papillon prisonnier de sa chrysalide, elle est le pigeon rêvé pour une arnaque à laquelle ne peut succomber qu’un transsexuel obsédé à l’idée de renaître. Dans son abyssale candeur, la bécasse se figure dès lors qu’elle peut doubler sa mise sans risque, fait confiance à tout le monde et en oublie de soupçonner les zazous prêts à l’empapaouter en beauté… alors que le spectateur subodore le désastre dès l’apparition des malfaisants.

Guillaume Nicloux réussit le tour de force de nous faire rire des terribles malheurs* qui fondent sur son héroïne tout en la filmant avec une tendresse infinie et sans une once de condescendance, y compris dans les scènes les plus improbables. Le réalisateur est aidé dans cette lourde tâche par un acteur touché par la grâce, Clément Hervieu-Léger, aussi troublant en douce ingénue poissarde qu’effarant en garçon désaxé et hargneux.

Evitant les clichés et sans fausse pudeur, le scénario prend à rebrousse-poil toutes les idées reçues, et sur la transsexualité (mystérieusement, c’est lorsque le comédien se montre au masculin que son personnage paraît alors le plus incongru, comme déguisé), et sur la tolérance (glaçante scène familiale où, surprise, c’est le père qui assume l’apparence de son rejeton**).

L’empathie est si forte avec cette grande bringue fataliste un tantinet suicidaire que l’on ne peut que croiser les doigts et rêver à sa réussite… mais les polars finissent mal en général pour ceux qui s’éloignent des sentiers battus. La reine des connes nous brise finalement le cœur tout en s’affirmant comme une belle réussite teintée d’amertume.

* Une scène d’anthologie : la nigaude découvrant qu’elle a été cambriolée met à sac toute sa chambrette
** Par amour, par refus du conflit — alors que la mère assouvit crument son rejet tandis que la lâcheté paternelle sera stigmatisée ultérieurement — ou par pure indifférence ? Liberté est donnée au spectateur d’embrasser l’une ou l’autre de ces raisons. Belle composition du couple Hélène Alexandridis/Pascal Bonitzer.
 

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20 septembre 2015

Mourir comme un homme -Joao Pedro Rodrigues

P1050839Ronia est une transsexuelle vétéran des spectacles de travestis à Lisbonne. Elle voit s'effondrer le monde qui l'entoure : Son statut de star est menacé par la concurrence des jeunes artistes.

Pressée par son jeune copain Rosario d'assumer l'identité de femme et de se soumettre à l'opération qui la fera changer de sexe, Tonia lutte contre ses convictions religieuses les plus intimes.

Pour s'éloigner de tous ses problèmes, elle part à la campagne avec Rosario. Après s'être égarés, ils se retrouvent dans une forêt enchantée, un monde magique où^ils rencontrent l'énigmatique Maria Bakker et sa copine Paula. Et cette rencontre va tout faire basculer.

Mon avis : Volodia

En regardant ce film, je n'ai pu m'empêcher de penser à" l'Année des 13 Lunes" de Fassbinder.

La similitude ne s'arrête pas simplement à ce destin tragique de pauvre clone féminin dans lequel ils sont l'un et l'autre empêtrés sans pouvoir trouver une sortie satisfaisante. En commun, leur insupportable solitude avec pour finir la mort, dans un corps qu'ils auront eu beau transformer, mais qui ne fera jamais d'eux des femmes aux yeux des hommes. 

Ce film bien que beau m'a laissé un goût d'immense tristesse. 

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28 juin 2013

Mel & Jenny - Nana Neul

mel-et-jenny-2Synopsis :

Mel, une jeune femme aux allures de garçon manqué, rêve de quitter sa vie sans relief. Le jour ouù la belle Jenny entre dans sa vie, c'st le coup de foudre immédiat ! Sauf que Jenny pense que Mel est un garçon... Et cette dernière ne la contredit pas puisqu'elle s'invente pour l'occcasion une autre identité : elle se fait appeler Miguel et dit venir du Portugal.

Mel va alors s'enfoncer de plus en plus dans es mensonges, ce qui ne manquera pas de provoquer de nombreux dilemmes ainsi que de belle surprises.Mais jusqu'où pourra-t-elle aller pour conquérir le coeur de la belle Jenny ?

La réalisatrice signe avec Mel et Jenny une oeuvre pleine de charme, à l'image de ses interprètes. Acclamé dans de nombreux festivals à travers le monde, ce fim dépeint avec justesse les tumultes liés à la recherche de son identité sexuelle et aux difficultés de l'assumer. Et nous rappelle avec subtilité à quel point il est exaltant et compliqué, lumineux et violent d'être amoureuse...

 

Mon avis : Volodia

 

 

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19 octobre 2009

Transamérica de Duncan Tucker

transamericaSynopsis :

Bree, devenu transsexuel, travaille jour et nuit afin d'avoir assez d'argent pour payer une intervention chirurgicale qui fera définitivement de lui une femme. Un jour, elle reçoit un appel téléphonique d'un adolescent en fuite qui recherche son père. Elle comprend avec effarement qu'il est le résultat d'une liaison hétérosexuelle sans lendemain qui a eu lieu alors qu'elle était encore un homme..

Mon avis : ChezVolodia

Ce film ne parle pas uniquement de la transexualité mais des liens familiaux déja complexes, qui le deviennent encore plus lorsque que l'enfant n'est pas au courant du pourquoi de son abandon et qu'il ne s'invente des parents de romans que pour palier à l'absence.

J'ai bien aimé ce film qui est joué avec beaucoup de sensibilité pour Félicity Huffman qui interprète Bree (le père-mère) et par beaucoup de  naturel par kevin zegers qui lui est Toby (le fils)

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09 octobre 2009

VenusBoyz film de Gabrielle Baur

venus-boyzSynopsis :

Les Drags Kings de New york se retrouvent dans des clubs où elles s'amusent à se transormer en leurs alter égo masculins, à les parodiers et à découvrir l'érotisme et les stratégies du pouvoir masculin;

A Londres, des femmes prennent des hormones pour devenir de nouveaux hommes et des "cyborg". Leur masculinité et leur transformation sont-elles un spectacle, une subversion ou une urgence existentielle ?

La réponse est esquissée dans ce film sur des être humains essayant de créer une identité sexuelle intermédiaire.

 

Un voyage dans les zones limites de la féminité et de la masculinité .

 

 

 

 

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08 octobre 2009

L'année des Treize Lunes (interdit moins de 16ans) Public averti

1094000_1481746Durée / Année / Type Drame Humain
124:00 / 1978 / DVD

Réalisateur
Rainer Werner Fassbinder

Acteur(s)
Volker Spengler, Ingrid Caven, Gottfried John

Sur une rive du Main, à Francfort, deux homosexuels se rencontrent. Après un premier contact, l'un d'eux s'aperçoit qu'il est avec une femme et la frappe. Battue, humiliée, Elvira rentre à son domicile, où, à sa grande surprise, elle apprend que son ami veut la quitter définitivement. Elvira l'implore de revenir sur sa décision, sans succès. Observant Elvira, qui vient d'être renversée par la voiture de Christoph, une prostituée, "Zora la Rouge" lui vient en aide. Elvira lui raconte son histoire, autrefois, elle était un garçon appelé Erwin. Orphelin, il fut élevé dans un couvent avant de devenir apprenti-boucher. Il se maria avec Irène, la fille de son patron, eut une petite fille avant de rencontrer un certain Anton Saitz qui l'impliqua dans d'obscurs trafics de viande. Fasciné par le personnage, Erwin resta un an en prison sans trahir Anton. L'aimant, il alla même jusqu'à Casablanca afin de subir une opération qui en fit une femme... ce qui laissa Anton totalement indifférent. Après une tentative de suicide, Elvira avait perdu de vue Anton et s'était mise à faire le trottoir avant de rencontrer Christoph. Accompagnée de "Zora", Elvira part sur les traces de son passé, revoit Sœur Gudrun, qui se souvient très bien du petit Erwin, puis retrouve Anton Saitz, aujourd'hui l'un des hommes les plus importants de la ville.

Dans son appartement, Elvira surprend Anton et "Zora" enlacés. Reprenant une apparence d'homme, elle va supplier Irène et Marie Anne, sa fille, de reprendre la vie commune; mais elles s'y refusent. Elvira se suicide...

Mon avis

Scène particulièrement "éprouvante" filmée dans les abattoirs de Francfort. On ne peut rester insensible à l'histoire de Elvira. Très beau film à voir et à revoir mais avec un moral d'acier
..

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