Homme au bain - Christian Honoré
Entre Genevilliers et New york, Omar et Emmanuel ne s'épargnent rien pour apporter l'un à l'autre la preuve qu'ils ne s'aiment plus
Mon avis : Volodia
Un homme désemparé par la rupture d'avec son petit ami noie sont chagrin dans l'alcool et le sexe.
Hum oui, je n'ai sans doute rien compris à ce film d'auteur ce qui explique que je m'y suis un peu ennuyé. A part la superbe plastique de François Sagat, je n'y ai rien trouvé d'intéressant. J'avais entendu parler de cet acteur de films porno mais je ne l'avais jamais vu jouer. Il joue bien, il a un très beau physique, très sensuel, très attirant, c'est à mon avis tout l'intérêt de ce film et ce qui le "rattrape".
La naissance des pieuvres - Céline Sciamma
En assistant à un spectacle de natation synchronisée, Marie 15 ans a une véritable épiphanie. Elle développe une obsession pour cette étrange discipline. A moins que ce désir n'en cache un autre plus souterrain, pour cette fille la star des nageuses, Florianne...
Dans la solitude de leurs chambres, les filles de 15ans ne sont pas ce que l'on croit...
Mon avis : Volodia
Trois adolescentes dans les vestiaires d'une piscine. Au départ deux copines, Anne, la grosse et complexée, l'autre, Marie, plutôt maigre, bref toutes les deux loin des canons de la beauté et de la séduction. Floriane la troisième, objet de désir pour Marie est blonde, bien faite, la star de son équipe de natation, phantasme de tous les mâles à qui elle met le feu aux pantalons. On la prend pour une allumeuse, une fille facile pour ne pas dire une "salope", alors qu'elle est vierge et a du mal à assumer le rôle de lolita qu'on lui suppose.
Bientôt une brouille intervient entre Anne et Marie, en cause Floriane pour laquelle Marie, par amour et envie de se rapprocher d'elle, accepte de servir d'alibi lorsque celle-ci fleurte et/ou rencontre ses courtisans.
Chacune malgré leur peur, rêve de quitter leur statut d'adolescente pour passer à celui d'adulte. Toujours est-il que contrairement à ce que l'on aurait pu penser, c'est Anne, la grosse qui acquière ce statut en premier, pendant que .....
Malgré le fait que ce film est eu plusieurs récompenses prestigieuses (nominations 3 césar), (Prix Louis-Delluc 2007), des critiques élogieuses par Têtu magazine. Je m'y suis ennuyé. Ma répulsion du corps féminin en est-elle la cause ? Car il est vrai que je ne suis pas arrivé à ressentir la moindre sensation, la moindre émotion de ce que pouvait éprouver ces jeunes filles. J'ai attendu la fin du film avec impatience et un soupir de soulagement. Ouf je l'avais vu parce qu'on m'en avait parlé et bon, bof !
Ylan - Bruno Rodriguez-Haney
De retour d'un voyage aux Etat-Unis, David est heureux à l'idée de retrouver son ami Ylan, un jeune beur rencontré quelques mois plus tôt, au hasard d'une "promenade" sur les quai d'un canal parisien. Il ignore pourtant ce qui l'attend alors...
Plus tard, filmé par un jeune journaliste, David parle de son homosexualité et raconte, sans langue de bois, l'histoire de sa quête d'amour, dans les endroits chauds de la capitale, l'histoire de sa rencontre avec Ylan.
Amour, sexe, hétérosexualité, homosexualité... Mais que pendenbt donc les gens de la sexualité des homos, de leur rencontre ? Y-a-t-il une manière d'aimer plus qu'une autre ?
Tel est le fil conducteur du premier film de Bruno-Haney, pour lequel il a également signé la B.O. et le scénario. Ce film inspiré du roman du même nom (Edilivre-Editions A Paris), nous fait voyager au coeur d'une réalité... L'amour entre des personnnes du même sexe existe bien ! Une histoire racontée avec humour, mais également avec beaucoup de sensibilité.
Mon avis : Volodia
Ce film est tourné à la façon d'un documentaire, avec des questions réponses, des retours en arrière racontant leur rencontre, leur histoire. Je n'ai pas vu d'humour dans ce film mais beaucoup de sensibilité, David parle de son amour pour Ylan, de ses sentiments les plus intimes et contrairement à ce que certains pourraient penser, rien de scabreux, rien de porno. Tout les questions sont abordées, aucune n'est éludée. Tout est dit, sans fausse pudeur, mais avec justesse ee une certaine délicatesse, dans le respect de soi, de son partenaire et des "autres". Ce film est à voir.
Comme ils disent - Pascal Rocher - Christophe Dauphin
Des "scènes de ménage" où tous les couples se reconnaitront. Phil et David ont la quarantaine et sont ensemble depuis plusieurs années. L'un est prof d'histoire-géo, l'autre est agent artistique.
Ils nous livrent leur agenda :Ils vont au théâtre, dînent en amoureux, visitent un appart, installent la netbox, font les magasins, sont invités, se séparent, se retrouvent, vont à la mer, vont au Louvre, font du baby-sitting...
Un couple comme les autres finalement ? oui... enfin presque...
Mon avis : Volodia
Quelques clichés sur les gays, pascal le moustachu est plus "féminin" et nous assistons à un défilé de mode comme doivent en raffoler toutes bonnes tapioles qui se respectent. et des allusions un peu lourdes à la chanson de Charles Aznavour.
Mais dans l'ensemble, on rit beaucoup, pas de temps mort et la plupart des dialogues sont bien trouvés. Reste évidemment qu'une vidéo est différente du spectacle sur scène (que nous avons vu avec ambiance dans la salle) mais ça se laisse regarder de bon coeur.
L'homme Blessé -de Patrice Chéreau - Hervé Guibert
Henri, adolescent solitaire, rêve de changement. Cest un soir d'été caniculaire, n accompagnant sa soeur à la gare, que le déclic se produit. Au hasard de ses déambulations, il croire Jean, personnage ambigu et captivant, par lequel il se sent irrésistiblement attiré.
Sous l'emprise de cet homme, il va se perdre dans les émandres d'une violente fascination...
Patrice Chéreau a lui-même écrit : L'homme Blessé n'et pas un film sur l'homosexualité. C'est le récit d'un coup de foudre, d'une passion, de l'apprentissage de la vie et de la trahison : une oeuvre troublant et audacieuse qui a déchainé les passions.
Mon avis : Indiangay
Je n'ai pas aimé ce film, sans doute ne l'ais-je pas compris. La violence qui s'en dégage me dégoûte, elle y est montrée dans toutes ses forme. Les lieux ou se passent l'action, les scènes, les éclairages. Ce film montre le plus sordide de l'homosexualité.
Mon avis : ChezVolodia
Ce film, qui relate, peut être, un apprentissage d'un jeune qui s'ennuie, nous montre la triste réalité des gares, avec ses amours tarifés dans les tasses, la drogue, la violence. bref, glauque de chez glauque. M'étonne pas de Chéraud spécialiste en la matière. A se demander si l'amour homosexuel peut exister et se vivre en dehors du sordide...
Tomboy de Cécile Sciamma
Laure, une fillette de dix ans, emménage dans un nouveau quartier ni cossu ni défavorisé. Elle a une petite sœur, un papa et une maman, enceinte jusqu’au cou. Voilà pour la donne sociologique et psychologique.
Laure a les cheveux courts, porte un short et un débardeur et, quand elle fait connaissance avec Lisa et la bande d’enfants de son immeuble, elle dit s’appeler Michaël et se fait passer pour un garçon. D’où ce titre en anglais, ‘Tomboy’, qui signifie « garçon manqué ».
La scénariste et réalisatrice Céline Sciamma ne cherche pas d’explications à cette imposture. Elle traite ce pitch de drame intimiste comme un polar. D’ailleurs, la véritable identité sexuelle de Laure/Michaël (Zoé Héran, stupéfiante) n’est révélée au spectateur qu’au bout d’un quart d’heure, à la manière d’un twist de scénario hollywoodien.
A partir de là, on est tenu en haleine, inquiet de savoir comment la fillette va pouvoir jouer son rôle de garçon, à la manière d’une infiltrée dans un monde de mafieux. En l’occurrence, le monde des garçons, avec ses rites. Une envie de pisser dans la nature, impossible à assouvir sous peine de se dévoiler, entraîne un suspense digne de Scorsese. Une baignade collective appelle un subterfuge : un zizi en pâte à modeler fait illusion dans le maillot de bain.
Comme dans ‘Naissance des pieuvres’ et ses amours adolescentes homosexuelles sur fond de natation synchronisée, Céline Sciamma excelle à chorégraphier les corps de ses jeunes acteurs lors des matchs de foot qui rythment ces vacances d’été ludiques et ensoleillées. Quant à la romance entre Lisa et Laure/Michaël, elle rappelle que le vert paradis des amours enfantines est aussi un terrain propice à la confusion des sexes. Et fait donc de ‘Tomboy’ un film de (trans)genre délicat et troublant.
La Mauvaise Education - Pedro Almodovar
Deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années 60. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes.
Les trois personnages se reverront à la fin des années 70. Ces rencontres marqueront la vie et la mort de l'un d'entre eux.
Mon avis : Volodia
Avec ce film, Almodovar signe sans doute son film le plus noir. On retrouve de certains thèmes traités par le cinéaste lors de ces précédents opus: Homosexualité, amour, trahison et mensonge. Si "Tout sur ma mère" ne comptait presque que des rôles féminins et bien là c'est l'inverse c'est un monde entièrement masculin qui nous est présenté.
Le film est survolé par la prestation à la fois angélique et perverse de gaël garcia Bernal, ce sentiment est renforcé par la mise en scène qui le sacralise un peu plus. Il faut signaler que ce film bénéficie d'un scénario vraiment remarquable. On peut ne pas aimer, mais force est de constater qu'on a affaire à une oeuvre de grande qualité
Mourir comme un homme -Joao Pedro Rodrigues
Ronia est une transsexuelle vétéran des spectacles de travestis à Lisbonne. Elle voit s'effondrer le monde qui l'entoure : Son statut de star est menacé par la concurrence des jeunes artistes.
Pressée par son jeune copain Rosario d'assumer l'identité de femme et de se soumettre à l'opération qui la fera changer de sexe, Tonia lutte contre ses convictions religieuses les plus intimes.
Pour s'éloigner de tous ses problèmes, elle part à la campagne avec Rosario. Après s'être égarés, ils se retrouvent dans une forêt enchantée, un monde magique où^ils rencontrent l'énigmatique Maria Bakker et sa copine Paula. Et cette rencontre va tout faire basculer.
Mon avis : Volodia
En regardant ce film, je n'ai pu m'empêcher de penser à" l'Année des 13 Lunes" de Fassbinder. La similitude ne s'arrête pas simplement à ce destin tragique de pauvre clone féminin dans lequei ils sont l'un et l'autrre empétrés sans pouvoir trouver une sortie satisfaisante. En commun, leur insupportable solitude avec pour finir la mort, dans un corps qu'ils auront eu beau transformer, mais qui ne fera jamais d'eux des femmes aux yeux des hommes. Ce film bien que beau m'a laissé un goût d'immense tristesse.
The Nomi Song
Klaus Nomi a été découvert par David Bowie.
Avec son look d'extraterrestre et sa voix de Diva, Klaus Nomi était une des pop stars les plus étranges des années 80. Personnage culte du milieu underground new-yorkais, il chantait sa musique pop à la façon d'un air d'opéra, initiant ainsi les nightclubbers à l'art lyrique.
Ving ans après sa mort, les réactions suscitées par Klaus Nomi restent inoubliables. Entre documentaire, film de musique et de science-fictions, The Nomi Song est un film fascinant et inventif qui vous plonge dans un univers musical déjanté.
Ce film a obtenu le prix Teddy Bear au Festival du film de Berlin.
The Einstein of sex - Rosa Von Praunheim
Ce film de fiction retrace l'extraordinaire vie amoureuse du célèbre sexologue Manus Hirschfeld : (1868 - 1935), surnommé : "The Einstein of Sex".
Juif, socialiste et homosexuel dans une Allemagne Impériale rigoriste et nazie, il fut un militant infatigable des libertés et des droits des homosexuels. Cet engagement et sa vie privée lui vaudront de violentes attaques, parfois même physiques. Sexologue mondialement reconnu, il part à l'étranger pour une tournée de conférences au début des années 30. C'est de son exil qu'il verra son Institut, l'oeuvre de sa vie, brûlé par les nazis. Il ne reviendra jamais en Allemagne.
Mon avis : Volodia
Malgré le titre et le synopsis raccoleur mettant en priorité l'accent sur la vie amoureuse de Magnus Hirschfeld, le film reste fidèle à l'esprit que développait l'intéressé quant à faire suprimer le fameux paragraphe 175 du code pénal allemand, considérant les homosexuels comme des criminels.
Ce film met également en évidence l'engagement de cet homme de bien, visant à faire changer le regard des médecins ainsi que de la population suggérant que l'homosexualité ne serait pas une perversité mais une chose innée, naturelle. Et son combat quant à trouver des appuis et des subsides pour la création de son Institut de la Sexologie qui devint mondialement connu.
Certaines scènes amoureuses, non érotiques et non pornographiques, n'étaient pas indispensables et ont été complaisamment ajoutées au film pour, peut être, mettre un peu de piment et plaire évidemment à un public homosexuel. Il reste que c'est film de qualité à voir et à revoir.








