Dobro Pojalovat - Films

26 mai 2018

Tom Finland - Dome Karukokski

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Synopsis :

Touko Laaksonen, officier héroïque de la Seconde Guerre Mondiale est de retour, en Finlande. Mais la vie à Helsinki n'est pas de tout repos. La persécution contre les homosexuels est  insidieuse, les contraignant le plus souvent à se marier et à avoir des enfants. Touko trouve alors refuge dans l'art , dessinant dans le plus grand secret  des hommes musclés désinhibés et fiers d'être gays.

Prix FNAC : 10 eruros

Mon avis : Volodia

Je n'ai pas trop apprécié ce film et m'y suis parfois ennuyé en raison du peu d'action.

Cependant certains passages de sa vie m'était inconnue notamment  le fait que ce soit un fan de la première heure qui lui ai organisé ses premières publications dans un magazine américain  et qu'il l'ai fait venir aux Etats Unis. Le même qui sera à l'origine de l'émergence et la visibilité de ceux qu'on appelle les PD cuirs.

Touko désormais Tom Finland, pseudonyme pris pour conserver l'anonymat dans ses publications, semble un peu apathique et, dans un premier temps, sous l'influence de sa soeur puis, de ses admirateurs. A noter également, la difficultés de le situer dans les diverses époques évoquées dans le film.

Intéressant, le contraste entre la répression que les homosexuels connaissent en Finlande et la liberté sexuelle dont jouisse les américains dans les années 1970. 

Mais bon, je  suis un peu déçu m'attendant à quelque chose de plus vivant, plus prenant !  

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14 mars 2018

Yentl - Film avec Barbara Streisand

YentlSynopsis :

A la mort de son père, la jeune Yentl enfreint les règles de la Torah en se déguisant en garçon afin de parcourir la Pologne et étudier le Talmud. Elle rencontre Avigdor dont elle tombe amoureuse, mais ne peut lui révèler sa véritable identité, car Avigdor doit épouser la belle Hadass. Pour réunir les deux être qui lui sont le plus cher, Avigdor a l'idée de marier Yentl à Hadass.

Il aura fallu 14 ans à Barbara Streisand pour porter à l'écran le roman d'Isaac Bashevis Singer "Yentl Yeshiva Boy) Oeuvre d'une force peu commune, Yentl est la première réalisation de Streisand. Elle injecte en filigrane quelques éléments de sa propre histoire. Entre tragédie et comédie musicale, Yentl est surtout une formidable leçon de courage, un cri du coeur lancé contre l'intolérance qui a été couronné de l'Oscar de la Meilleure Musique pour Michel Legrand et du Golden Globe du Meilleur Film.

Mon avis : ChezVolodia

Nous sommes plongés au sein d'une de ces centaines de bourgades d'Europe Centrale ou le peuple juif a vécu pendant cinq siècles en marge des peuples polonais, austro-hongrois et russes. En ce début du 20ème siècle, dans les shtetls il était impensable qu'une femme étudie, et encore moins les livres saints. Les femmes n'avaient le droit de lire que des magazines (ce que nous appelons  nous magazines à l'eau de rose), des livres de cuisine. Elles ne connaissaient pas l'Hébreu, langue sacrée réservée aux hommes érudits et pour la prière. Les gens du peuple et les femmes parlaient le yiddish.

Ce film nous montre l'émancipation d'une femme , son combat pour être reconnue à égal des hommes, avec tout ce que ça implique comme situations cocasses et incongrues dans ce monde clos, et surtout sans femme

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18 janvier 2018

Adieu ma concubine de Chen Kaige

Adieu_ma_concubineEnfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'amitié à l'école de l'Opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble Adieu ma concubine, célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que Xiang Yu ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozou qui fonda en -202 la dynastie Han.

Dieyi - nom de théâtre de Douzi - est homosexuel ; il aime sans espoir Xiaolou qui a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue.

Mais, toujours, l'amitié et la scène réunissent Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'Histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art.

À cause de lui et de la Révolution Culturelle, ils s'entre-déchireront en public.

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16 juillet 2016

Hedwig and the angry inch - John Cameron Michell - Musique de Stephen Trask

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Synopsis :

Chanteuse de rock transsexuelle, Hedwig sillonne les Etats-Unis avec ses musiciens. De restaurants miteux en centres commerciaux, elle raconte son histoire, singulière, douloureuse et passionnée : Celle d'un adolescent solitaire d'Allemagne de l'Est opéré pour pouvoir sortir de son pays au bras d'un GI américain.

Depuis lors, Hedwig est à la recherche de son autre "moitié"  Tommy Gnosis, un jeune homme qu'elle a aimé et qui est devenu star en lui volant ses propres chansons...

Mon avis : Volodia

J'ai aimé ce film, malgré l'immense tristesse qui s'en dégage. Les chansons et la musique sont particulièrement belles.

Hansel est un jeune allemand vivant à Berlin Est, passionné de philosophie et de rock rêvant de vivre sa musique de l'autre côté du mur. Il rencontre Luther Robinson, soldat américain qui tombe amoureux de lui. Afin de suivre son GI au USA, Il leur faut être un couple marié (homme et femme). Hansel se fait opérer. Mais l'opération échoue et Hansel se retrouve mutilé, son vagin guérissant fermé, avec un excroissance de chair inutile et une énorme cicatrice "comme une grimace de côté sur un visage sans yeux".

Malgré cela, Hansel devenue Hedwig, grâce à sa mère qui lui a donné son nom et son passeport, part aux Etats Unis en qualité d'épouse de Luther. A leur premier anniversaire de mariage, Luther la quitte pour un autre homme, et le même jour, on annonce la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne. L'opération a été inutile.

Hedwig redécouvre son amour pour le rock et monte son propre groupe qu'elle baptise The Angry Inch, en référence à ses organes génitaux mutilés. Elle se lie d'amitié avec un timide adolescent prénommé Tommy Speck auquel elle donne le nom de scène de Tommy Gnosis. Mais ce dernier l'abandonne pour devenir une star en volant les chansons écrites par Hedwig. Hedwig lui intente un procès, mais est contrainte de jouer dans établissements de seconde zone, tout en suivant la tournée de Tommy.

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15 juillet 2016

Une nouvelle amie - François Ozon

Une nouvelle amie

Synopsis :

A la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.

 

Mon avis : Volodia

Dans ce film, l'auteur tente de nous sensibiliser à la transsexualité, par le biais d'un récit. Celui d'un homme qui, après le décès de son épouse survenu lors de la mise au monde de son bébé, se métamorphose en femme. 

Après le temps de la dépression consécutive au deuil et à la difficulté d'être à la fois père et mère. David, pour calmer son bébé se travesti en son épouse. Surpris par Claire l'amie de sa femme venue lui rendre visite, c'est l'excuse qu'il lui donne. Celle-ci trouvant l'idée malsaine s'enfuit !

Et puis l'amitié étant ce qu'elle est, Claire revient et David lui fait des confidences. Cette sensation qu'il a toujours eu d'être une femme, ce travestissement  connu et accepté  par son épouse.  Cette nouvelle identité qu'il veut assumer aux yeux de la société. C'est pourquoi David demande à Claire de l'aider dans sa transformation. Réticente, mais fascinée, elle finit par accepter.

Malgré les critiques dithyrambiques de la presse lgbt, je n'ai pas aimé !  Malgré les efforts de François Ozon, difficile de rentrer dans l'histoire. David évoluant en robe, perruque, talons fait plus penser à un travesti qu'à un transsexuel. Tous les stéréotypes de l'homme travesti en femme sont réunis en raison d'une féminité portée à outrance par des artifices de femmes fatales que l'on croise rarement dans la réalité. A croire que la féminité ne se compose que de clichés. Cette vision outrancière de la femme fait que le film peine à s'interroger sur la notion de féminité et l'attrait qu'elle suscite chez David.

Il en ressort que David ne se déguise plus en Virginia pour oublier qu'il porte un deuil et pour élever son bébé, mais pour tout simplement pour devenir la femme qu'il a toujours cru être.

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06 mars 2016

Tu n'aimeras point de Haïm Tabakman (film Israélien)

Tu_n_aimeras_P_afficheSynopsis :

Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants. Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri. Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix...

Mon avis : Volodia

Ce film est très fort et j'admire ce réalisateur de l'avoir fait. Si l’homosexualité est un sujet tabou, il l’est d’autant plus dans ce contexte social lourd et oppressant d’une communauté religieuse orthodoxe. Le film se déroule intégralement à l’intérieur de ce microcosme social ou l’individu est constamment sous la surveillance du groupe.

Le film tourne autour de l’idée de la notion de désir que la religion méprise. Le désir d’Aaron pour Ezri est insupportable et jamais la situation n’est évoquée explicitement. Tu n’aimeras point décrit un cloisonnement, une mise à l’index progressive ou comment la communauté accentue son emprise sur l’individu en graduant chaque fois plus fort ses menaces.

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Le baiser de la femme araignée - Hector Babenco

Le Baiser de la femme araignéeSynopsis :

Deux prisonniers partagent un cellule dans l'Argentine de la dictature militaire : Molina, étalagiste homosexuel, personnage frivole et égocentrique, emprisonné pour corruption de mineur, et Valentin, accusé de subversion et obsédé par la femme qu'il a abandonné pour s'engager dans la lutte révolutionnaire.

Pour oublier les séances de torture auxquelles ils sont régulièrement soumis, Molina commence à raconter à Valentin les intrigues des vieux films romantiques qu'il adore. Réticent au départ, Valentin rejoint Molina à l'intérieur de cet univers glamour et sentimental, attendant la prochaine histoire avec impatience. Molina, lui, finit par embrasser la cause de Valentin.

 

Mon avis : Volodia

Le face à face des acteurs avec la violence de Valentin mis en parallèle avec la "fluidité" de Molina est parfois insoutenable. La situation des personnages des scénarios de Molina reflétent la relation entre les deux hommes, qui passe de l'indifférence à l'amitié, de la compassion à l'amour.

Une rencontre fascinante entre la question du "compromis" essentielle aux débats politiques et les prérogatives de la fantaisie et de l'imagination.

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08 février 2016

La pudeur ou l'impudeur - Hervé Guibert

3573310002837Quelques mois avant sa mort, l'impérieuse nécessité de tourner saisit Hervé Guibert, et c'est avec "les moyens du bord", la vidéo, quril se lance en juin 1990 dans la réalisation de ce film, unique, ultime et rare, une des pièces maîtresses de l'écrivain.

Rêve d'enfant réalisé au seuil de la mort, c'est moins un testament qu'un aboutissement. Le film est cru, rude, parfois à la limite du soutenable. C'est aussi un reportage sur le travail de cui qui n'avait jamais cessé de considérer son existence comme un projet artistique en cours d'élaboration.

 

Zone 3, VF, 62 mn + bonus "Apostrophes" du 16 mars 1990 - Le Sexe Homicide, "Ex-Libris" du 7 mars 1991. Photos de Guibert, commentaires par Christophe Donner.

Ce film n'est pas sorti en salles. Uniquement en DVD 19,99 euros à la :

Librairie "Les Mots à la Bouche" 6 rue Sainte Croix de la Bretonnerie 75004 Paris

 Notre avis : Volodia et Indiangay

Nous avons été bouleversés en regardant ce film criant de vérité puisque filmé par un homme à l'article de la mort, ne cachant rien de son état de délabrement physique. Mais toujours lucide quant à  la possibilité de conservation de ses factultés intellectuelles amoindries par la maladie. Le pire pour un écrivain.  Nous avons retrouvé dans ce film les mots et situations exacts décrits dans son livre "Le protocole compationnel". En même temps qu'un homme délicieux, plus qu'il ne se décrit lui-même et que ne laisse supposer ses oeuvres. Malgré la dureté de ce film documentaire autobiographique nous ne pouvons que vous recommander de vous le procurer. C'est une oeuvre particulièrement émouvante. 

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17 janvier 2016

Furyo - de Nagisa Oshima

furyo21Dans un camp de prisonniers à Java en 1942 s'entassent plusieurs centaines de soldats anglais, australiens, néo-zélandais et néerlandais tombés aux mains des Japonais. Le responsable du camp est le capitaine Yonoi, un gradé craint et détesté par ses subalternes.

Intransigeant, il impose à tous une discipline de fer. La tension entre les deux communautés s'accentue avec l'arrivée d'un nouveau prisonnier, le major Jack Celliers : refusant de se soumettre, celui-ci rendra coup pour coup à ses geôliers... Le film est axé sur la découverte et la crainte qu'éprouvent ces deux hommes pris au piège de la guerre, dans un lieu clos, le camp, propre à l'éclosion de tout sentiment.

Mon avis : Indiangay

Superbe film. L'affrontement de deux mondes. De deux cultures de deux hommes face à face. La musique est également magnifique, envoutante, énivrante. Les rôles interprètés par David Bowie, qui sait les sentiments qu'il inspire à son geolier et qui si l'on peut dire en profite et Ryuichi Sakamoto qui réprime les siens en raison du code moral imposé par son éducation et que l'autre, c'est l'ennemi. Tout est dit au travers des regards, des expressions de visage. Qui a dit que les asiatiques avaient un visage impénétrable ? J'ai beaucoup aimé ce film.

 

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La reine des connes - Guillaume Nicloux

REINE_DES_CONNES_AFFICHERelatée à la première personne en des flashbacks successifs, La reine des connes conte la triste histoire d’Emma qui n’eut que le tort d’être née sous l’identité d’Emmanuel dans une famille bourgeoise à l’esprit étriqué.

Emma n’est pas une mauvaise fille… Si elle se prostitue c’est, dit-elle, pour ne pas entamer son capital qui va lui permettre de s’évader d’un corps qui n’est pas le sien. Ses relations avec la clientèle sont d’ailleurs placées sous le sceau de l’affection.

 Emma n’est pas très futée non plus… Petit papillon prisonnier de sa chrysalide, elle est le pigeon rêvé pour une arnaque à laquelle ne peut succomber qu’un transsexuel obsédé à l’idée de renaître. Dans son abyssale candeur, la bécasse se figure dès lors qu’elle peut doubler sa mise sans risque, fait confiance à tout le monde et en oublie de soupçonner les zazous prêts à l’empapaouter en beauté… alors que le spectateur subodore le désastre dès l’apparition des malfaisants.

Guillaume Nicloux réussit le tour de force de nous faire rire des terribles malheurs* qui fondent sur son héroïne tout en la filmant avec une tendresse infinie et sans une once de condescendance, y compris dans les scènes les plus improbables. Le réalisateur est aidé dans cette lourde tâche par un acteur touché par la grâce, Clément Hervieu-Léger, aussi troublant en douce ingénue poissarde qu’effarant en garçon désaxé et hargneux.

Evitant les clichés et sans fausse pudeur, le scénario prend à rebrousse-poil toutes les idées reçues, et sur la transsexualité (mystérieusement, c’est lorsque le comédien se montre au masculin que son personnage paraît alors le plus incongru, comme déguisé), et sur la tolérance (glaçante scène familiale où, surprise, c’est le père qui assume l’apparence de son rejeton**).

L’empathie est si forte avec cette grande bringue fataliste un tantinet suicidaire que l’on ne peut que croiser les doigts et rêver à sa réussite… mais les polars finissent mal en général pour ceux qui s’éloignent des sentiers battus. La reine des connes nous brise finalement le cœur tout en s’affirmant comme une belle réussite teintée d’amertume.

* Une scène d’anthologie : la nigaude découvrant qu’elle a été cambriolée met à sac toute sa chambrette
** Par amour, par refus du conflit — alors que la mère assouvit crument son rejet tandis que la lâcheté paternelle sera stigmatisée ultérieurement — ou par pure indifférence ? Liberté est donnée au spectateur d’embrasser l’une ou l’autre de ces raisons. Belle composition du couple Hélène Alexandridis/Pascal Bonitzer.
 

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