Dobro Pojalovat - Films

16 juillet 2016

Hedwig and the angry inch - John Cameron Michell - Musique de Stephen Trask

69215498_af

Synopsys :

Chanteuse de rock transsexuelle, Hedwig sillonne les Etats-Unis avec ses musiciens. De restaurants miteux en centres commerciaux, elle raconte son histoire, singulière, douloureuse et passionnée : Celle d'un adolescent solitaire d'Allemagne de l'Est opéré pour pouvoir sortir de son pays au bras d'un GI américain.

Depuis lors, Hedwig est à la recherche de son autre "moitié"  Tommy Gnosis, un jeune homme qu'elle a aimé et qui est devenu star en lui volant ses propres chansons...

Mon avis : Volodia

J'ai aimé ce film, malgré l'immense tristesse qui s'en dégage. Les chansons et la musique sont particulièrement belles.

Hansel est un jeune allemand vivant à Berlin Est, passionné de philosophie et de rock rêvant de vivre sa musique de l'autre côté du mur. Il rencontre Luther Robinson, soldat américain qui tombe amoureux de lui. Afin de suivre son GI au USA, Il leur faut être un couple marié (homme et femme). Hansel se fait opérer. Mais l'opération échoue et Hansel se retrouve mutilé, son vagin guérissant fermé, avec un excroissance de chair inutile et une énorme cicatrice "comme une grimace de côté sur un visage sans yeux".

Malgré cela, Hansel devenue Hedwig, grâce à sa mère qui lui a donné son nom et son passeport, part aux Etats Unis en qualité d'épouse de Luther. A leur premier anniversaire de mariage, Luther la quitte pour un autre homme, et le même jour, on annonce la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne. L'opération a été inutile.

Hedwig redécouvre son amour pour le rock et monte son propre groupe qu'elle baptise The Angry Inch, en référence à ses organes génitaux mutilés. Elle se lie d'amitié avec un timide adolescent prénommé Tommy Speck auquel elle donne le nom de scène de Tommy Gnosis. Mais ce dernier l'abandonne pour devenir une star en volant les chansons écrites par Hedwig. Hedwig lui intente un procès, mais est contrainte de jouer dans établissements de seconde zone, tout en suivant la tournée de Tommy.

Posté par chezVolodia à 18:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


15 juillet 2016

Une nouvelle amie - François Ozon

Une nouvelle amie

Synopsis :

A la suite du décès de sa meilleure amie, Claire fait une profonde dépression, mais une découverte surprenante au sujet du mari de son amie va lui redonner goût à la vie.

 

Mon avis : Volodia

Dans ce film, l'auteur tente de nous sensibiliser à la transsexualité, par le biais d'un récit. Celui d'un homme qui, après le décès de son épouse survenu lors de la mise au monde de son bébé, se métamorphose en femme. 

Après le temps de la dépression consécutive au deuil et à la difficulté d'être à la fois père et mère. David, pour calmer son bébé se travestit en son épouse. Surpris par Claire l'amie de sa femme venue lui rendre visite, c'est l'excuse qu'il lui donne. Celle-ci trouvant l'idée malsaine s'enfuit !

Et puis l'amitié étant ce qu'elle est, Claire revient et David lui fait des confidences. Cette sensation qu'il a toujours eu d'être une femme, ce travestissement  connu et accepté  par son épouse.  Cette nouvelle identité qu'il veut assumer aux yeux de la société. C'est pourquoi David demande à Claire de l'aider dans sa transformation. Réticente, mais fascinée, elle finit par accepter.

Malgré les critiques dithyrambiques de la presse lgbt, je n'ai pas aimé !  Malgré les efforts de François Ozon, difficile de rentrer dans l'histoire. David évoluant en robe, perruque, talons fait plus penser à un travesti qu'à un transsexuel. Tous les stéréotypes de l'homme travestit en femme sont réunis en raison d'une féminité portée à outrance par des artifices de femmes fatales que l'on croise rarement dans la réalité. A croire que la féminité ne se compose que de clichés. Cette vision outrancière de la femme fait que le film peine à s'interroger sur la notion de féminité et l'attrait qu'elle suscite chez David.

Il en ressort que David ne se déguise plus en Virginia pour oublier qu'il porte un deuil et pour élever son bébé, mais pour tout simplement pour devenir la femme qu'il a toujours cru être.

Posté par chezVolodia à 19:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 mars 2016

Tu n'aimeras point de Haïm Tabakman (film Israélien)

Tu_n_aimeras_P_afficheSynopsis :

Aaron est un membre respecté de la communauté juive ultra-orthodoxe de Jérusalem. Marié à Rivka, il est le père dévoué de quatre enfants. Cette vie en apparence solide et structurée va être bouleversée le jour où Aaron rencontre Ezri. Emporté et ému par ce bel étudiant de 22 ans, il se détache tout doucement de sa famille et de la vie de la communauté. Bientôt la culpabilité et les pressions exercées par son entourage le rattrapent, le forçant à faire un choix...

Mon avis : Volodia

Ce film est très fort et j'admire ce réalisateur de l'avoir fait. Si l’homosexualité est un sujet tabou, il l’est d’autant plus dans ce contexte social lourd et oppressant d’une communauté religieuse orthodoxe. Le film se déroule intégralement à l’intérieur de ce microcosme social ou l’individu est constamment sous la surveillance du groupe.

Le film tourne autour de l’idée de la notion de désir que la religion méprise. Le désir d’Aaron pour Ezri est insupportable et jamais la situation n’est évoquée explicitement. Tu n’aimeras point décrit un cloisonnement, une mise à l’index progressive ou comment la communauté accentue son emprise sur l’individu en graduant chaque fois plus fort ses menaces.

Posté par chezVolodia à 20:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Le baiser de la femme araignée - Hector Babenco

Le Baiser de la femme araignéeSynopsis :

Deux prisonniers partagent un cellule dans l'Argentine de la dictature militaire : Molina, étalagiste homosexuel, personnage frivole et égocentrique, emprisonné pour corruption de mineur, et Valentin, accusé de subversion et obsédé par la femme qu'il a abandonné pour s'engager dans la lutte révolutionnaire.

Pour oublier les séances de torture auxquelles ils sont régulièrement soumis, Molina commence à raconter à Valentin les intrigues des vieux films romantiques qu'il adore. Réticent au départ, Valentin rejoint Molina à l'intérieur de cet univers glamour et sentimental, attendant la prochaine histoire avec impatience. Molina, lui, finit par embrasser la cause de Valentin.

 

Mon avis : Volodia

Le face à face des acteurs avec la violence de Valentin mis en parallèle avec la "fluidité" de Molina est parfois insoutenable. La situation des personnages des scénarios de Molina reflétent la relation entre les deux hommes, qui passe de l'indifférence à l'amitié, de la compassion à l'amour.

Une rencontre fascinante entre la question du "compromis" essentielle aux débats politiques et les prérogatives de la fantaisie et de l'imagination.

Posté par chezVolodia à 20:56 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

08 février 2016

La pudeur ou l'impudeur - Hervé Guibert

3573310002837Quelques mois avant sa mort, l'impérieuse nécessité de tourner saisit Hervé Guibert, et c'est avec "les moyens du bord", la vidéo, quril se lance en juin 1990 dans la réalisation de ce film, unique, ultime et rare, une des pièces maîtresses de l'écrivain.

Rêve d'enfant réalisé au seuil de la mort, c'est moins un testament qu'un aboutissement. Le film est cru, rude, parfois à la limite du soutenable. C'est aussi un reportage sur le travail de cui qui n'avait jamais cessé de considérer son existence comme un projet artistique en cours d'élaboration.

 

Zone 3, VF, 62 mn + bonus "Apostrophes" du 16 mars 1990 - Le Sexe Homicide, "Ex-Libris" du 7 mars 1991. Photos de Guibert, commentaires par Christophe Donner.

Ce film n'est pas sorti en salles. Uniquement en DVD 19,99 euros à la :

Librairie "Les Mots à la Bouche" 6 rue Sainte Croix de la Bretonnerie 75004 Paris

 Notre avis : Volodia et Indiangay

Nous avons été bouleversés en regardant ce film criant de vérité puisque filmé par un homme à l'article de la mort, ne cachant rien de son état de délabrement physique. Mais toujours lucide quant à  la possibilité de conservation de ses factultés intellectuelles amoindries par la maladie. Le pire pour un écrivain.  Nous avons retrouvé dans ce film les mots et situations exacts décrits dans son livre "Le protocole compationnel". En même temps qu'un homme délicieux, plus qu'il ne se décrit lui-même et que ne laisse supposer ses oeuvres. Malgré la dureté de ce film documentaire autobiographique nous ne pouvons que vous recommander de vous le procurer. C'est une oeuvre particulièrement émouvante. 

Posté par chezVolodia à 20:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


17 janvier 2016

Furyo - de Nagisa Oshima

furyo21Dans un camp de prisonniers à Java en 1942 s'entassent plusieurs centaines de soldats anglais, australiens, néo-zélandais et néerlandais tombés aux mains des Japonais. Le responsable du camp est le capitaine Yonoi, un gradé craint et détesté par ses subalternes.

Intransigeant, il impose à tous une discipline de fer. La tension entre les deux communautés s'accentue avec l'arrivée d'un nouveau prisonnier, le major Jack Celliers : refusant de se soumettre, celui-ci rendra coup pour coup à ses geôliers... Le film est axé sur la découverte et la crainte qu'éprouvent ces deux hommes pris au piège de la guerre, dans un lieu clos, le camp, propre à l'éclosion de tout sentiment.

Mon avis : Indiangay

Superbe film. L'affrontement de deux mondes. De deux cultures de deux hommes face à face. La musique est également magnifique, envoutante, énivrante. Les rôles interprètés par David Bowie, qui sait les sentiments qu'il inspire à son geolier et qui si l'on peut dire en profite et Ryuichi Sakamoto qui réprime les siens en raison du code moral imposé par son éducation et que l'autre, c'est l'ennemi. Tout est dit au travers des regards, des expressions de visage. Qui a dit que les asiatiques avaient un visage impénétrable ? J'ai beaucoup aimé ce film.

 

Posté par Indiangay à 18:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

La reine des connes - Guillaume Nicloux

REINE_DES_CONNES_AFFICHERelatée à la première personne en des flashbacks successifs, La reine des connes conte la triste histoire d’Emma qui n’eut que le tort d’être née sous l’identité d’Emmanuel dans une famille bourgeoise à l’esprit étriqué.

Emma n’est pas une mauvaise fille… Si elle se prostitue c’est, dit-elle, pour ne pas entamer son capital qui va lui permettre de s’évader d’un corps qui n’est pas le sien. Ses relations avec la clientèle sont d’ailleurs placées sous le sceau de l’affection.

 Emma n’est pas très futée non plus… Petit papillon prisonnier de sa chrysalide, elle est le pigeon rêvé pour une arnaque à laquelle ne peut succomber qu’un transsexuel obsédé à l’idée de renaître. Dans son abyssale candeur, la bécasse se figure dès lors qu’elle peut doubler sa mise sans risque, fait confiance à tout le monde et en oublie de soupçonner les zazous prêts à l’empapaouter en beauté… alors que le spectateur subodore le désastre dès l’apparition des malfaisants.

Guillaume Nicloux réussit le tour de force de nous faire rire des terribles malheurs* qui fondent sur son héroïne tout en la filmant avec une tendresse infinie et sans une once de condescendance, y compris dans les scènes les plus improbables. Le réalisateur est aidé dans cette lourde tâche par un acteur touché par la grâce, Clément Hervieu-Léger, aussi troublant en douce ingénue poissarde qu’effarant en garçon désaxé et hargneux.

Evitant les clichés et sans fausse pudeur, le scénario prend à rebrousse-poil toutes les idées reçues, et sur la transsexualité (mystérieusement, c’est lorsque le comédien se montre au masculin que son personnage paraît alors le plus incongru, comme déguisé), et sur la tolérance (glaçante scène familiale où, surprise, c’est le père qui assume l’apparence de son rejeton**).

L’empathie est si forte avec cette grande bringue fataliste un tantinet suicidaire que l’on ne peut que croiser les doigts et rêver à sa réussite… mais les polars finissent mal en général pour ceux qui s’éloignent des sentiers battus. La reine des connes nous brise finalement le cœur tout en s’affirmant comme une belle réussite teintée d’amertume.

* Une scène d’anthologie : la nigaude découvrant qu’elle a été cambriolée met à sac toute sa chambrette
** Par amour, par refus du conflit — alors que la mère assouvit crument son rejet tandis que la lâcheté paternelle sera stigmatisée ultérieurement — ou par pure indifférence ? Liberté est donnée au spectateur d’embrasser l’une ou l’autre de ces raisons. Belle composition du couple Hélène Alexandridis/Pascal Bonitzer.
 

Posté par chezVolodia à 18:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

30 novembre 2015

Adieu ma concubine de Chen Kaige

Adieu_ma_concubineEnfants, Douzi et Xiaolou se sont liés d'amitié à l'école de l'Opéra de Pékin. Ils ne se sont jamais quittés, jouant ensemble Adieu ma concubine, célèbre pièce de théâtre évoquant les adieux du prince Xiang Yu et de sa concubine Yu Ji et le suicide de celle-ci avant que Xiang Yu ne soit défait et tué par Liu Bang, le futur empereur Gaozou qui fonda en -202 la dynastie Han.

Dieyi - nom de théâtre de Douzi - est homosexuel ; il aime sans espoir Xiaolou qui a épousé Juxian. Désespéré, Dieyi se jette dans les bras d'un mécène, maître Yuan, et sombre dans la drogue.

Mais, toujours, l'amitié et la scène réunissent Dieyi et Xiaolou, en dépit des aléas de l'Histoire. Le coup le plus dur leur viendra du jeune Xiao Si, qu'ils ont adopté et auquel ils ont enseigné leur art.

À cause de lui et de la Révolution Culturelle, ils s'entre-déchireront en public.

Posté par chezVolodia à 20:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 novembre 2015

A single man - de Tom Fort avec Colin Firth et Julianne Moore

51t3RPPC93L

Synopsys :

Los Angelès 1962.

Depuis qu'il a perdu son compagnon Jim dans un accident, Georges Falconer, professeur d'université Britannique, se sent incapable d'envisager l'avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres inrterrogations sur son futur. Gorges essaie sans trop y réussi de vivre "comme avant".

Une série d'évènements et de rencontres vont l'amener à décider s'il peut y avoir un vie après Jim.

 

Mon ressenti : Volodia

J'ai trouvé ce film fastidieux à regarder et j'ai eu beaucoup de mal à le visualiser jusqu'au bout. Sans doute ne ne l'ais-je pas compris à sa juste valeur ? 

L'histoire est celle d'un homme qui essaye de survivre, plus mal que bien, au décès accidentel de son compagnon.  Couple homosexuel (en 1960 on ne disait pas gay) fusionnel, ils vivaient isolés dans une maison de bois et de verre, dans une région de Californie pas encore devenue à la mode, quoi que, les constructions qui poussent le long de l'autoroute annoncent une gentrification prochaine.

Son quotidien est fait d'habitudes, dont chaque geste, chaque situation mettent en exerge et font ressurgir un passé à deux. Les jours sont rythmés par l'observation de ses voisins : le départ des époux aux bureaux, les tâches ménagères et la suveillance des enfants faites par les épouses restées au domicile. 

Le rituel de la journée est invariable, sans surprise. Il emprunte depuis des années, le même trajet  pour se rendre à l'Université ou il enseigne, un peu désabusé, la littérature anglaise à des étudiants soucieux d'améliorer leur condition sociale en se préparant un avenir  autre qu'un emploi à l'usine locale, obtenir une certaine sécurité et une aisance matérielle leur permettant de fonder un foyer. 

Georges observe ce qui l'entoure, il regarde les gens vivre, il ne fait pas partie de cette société qui n'est pas faite pour lui. Tout lui est devenu pesant, les banalités du quotidien insupportables. Georges est hanté par la mort de son compagnon. Peut on vivre au singulier lorsqu'on s'est vécus au pluriel ? 

Posté par chezVolodia à 20:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 novembre 2015

La confusion des Sentiments - Etienne Perrier - adpaté du roman de Stéphan Sweig

 

 

dvd-la-confusion-des-sentiments

film d'Etienne Perrier 1979 adapté du roman de Stéphan Sweig, avec comme acteurs principaux : Michel Piccoli et Pierre Malet

Synopsis :

Roland, qui mène à Berlin une vie de débauché, décide à la suite d'une conversation avec son père, de partir pour une petite ville universitaire de province.

A peine arrivé, il éprouve une véritable fascination pour son professeur. Celle-ci lui donne une joie intense tant qu'elle reste cachée, mais inexorablement, la relation évolue jusqu'au scandale.

Mon avis : Volodia

Roland, le jeune étudiant découvre un sentiment exceptionnel pour son professeur de philologie anglaise mais il ne peut l'enregistrer comme attirance amoureuse. Admiration, croit-il, que cette totale dépendance où il s'enferme.

Robert le professeur qu'il vénère. Sa femme qui l'a épousé par amour, mais surtout pour faire cesser les rumeurs d'une ancienne liaison de celui-ci avec un étudiant. Pourtant des instants étranges et d'inhabituels comportements déroutent le disciple, qui se croit parfois haï, alors qu'ils résultent simplement  de frustrations, d'une vie homosexuelle cachée.

C'est un roman grave, le récit d'une passion. La confusion des sentiments naît de la rencontre de ces deux êtres, qui en dépassant la frontière de l'amitié, vont se retrouver sur un terrain inconnu entre l'enfer et le paradis. C'est une oeuvre à la fois sulfureuse et incroyablement moderne.

Nous avons beaucoup aimé ce film, car il traite d'un sujet délicat, et d'importance et le tout est fait avec sensibilité, sans dialogues, images ni plan graveleux comme se croit obligé d'afficher nombre de films traitant de l'homosexualité. 

Posté par chezVolodia à 19:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,