Dobro Pojalovat - Films

28 juillet 2021

Le Droit du plus fort - Fassbinder

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Synopsis :

Franz, dit "Fox", forain au chômage, drague Max, antiquaire qui va l'introduire dans la société homosexuelle bourgeoise. Ayant gagné au loto, Franz tombe sous la coupe d'Eugen, qui pille son compte en banque tout en essayant de lui inculquer les bonnes manières. Bientôt ruiné, il sera abandonné par ses amis...

DVD disponible sur la Fnac au prix de 13 euros et sur Amazon au prix de 11,99

Mon avis : ChezVolodia

A la fin, Franz reste sur le pavé. Il avale un flacon de somnifère et alors qu'il agonise, il est dépouillé par deux jeunes... 

Le message du film est très caricatural. Franz est humilié sans aucune pitié et l'histoire terriblement inexorable une torture pour le spectateur. La représentation du milieu homosexuel sacrifie gravement aux clichés. Fassbinder souhaitait que le spectateur oublie que le film ne mettait en scène que des hommes et de fait, la cruauté acerbe ety satirique du film est comparable à la description des milieux bourgeois et petits bourgeois.

Si on a pu passer passer par-dessus la barrière du sexe, reste celle de la classe sociale et de l'éducation. Le Droit du plus fort, ne laisse aucune issue, abstraction faire de rares moments.

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Les larmes amères de Petra von Kant de Fassbinder

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Synopsis :

Styliste de mode très réputée, Petra von Kant vit une vie de femme libre et indépendante, assistée de Marlène, qui est à la fois sa secrétaire, sa dessinatrice, sa bonne à tout faire entièrement soumise. Petra tombe folle amoureuse de Karin, une jeune prolétaire dont elle décide de faire son mannequin vedette…

DVD disponible à la Fnac  au prix de 13 euro et sur Amazon au prix de : 8,60 euros 

Mon avis : ChezVolodia

Ce film est le premier d'une série de drames sur la classe moyenne supérieure, qui mêlent motifs tirés des productions hollywoodiennes des années 1940 rue la Female Paranoia, comme Soupçons, Hantise ou le Secret derrière la porte à une approche plus documentaire, plus clinique de l'effondrement d'une personnalité.

Les Larmes amères de Petra von Kant  évite délibérément de dissimuler qu'il est l'adaptation d'une pièce de théâtre. Le film est divisé en cinq actes dont l'action se déroule dans le même espace devant une peinture de Poussin et le jeu des comédiennes renforce encore l'unisson (et la clôture) émotionnelle du film et ne permet jamais au spectateur d'oublier le caractère artificiel de la situation dramatique.

Petra Von Kant n'est qu'en apparence maîtresse de sa vie. Karin Thimm l'une de ses modèles n'a qu'à paraître avec son audace et son insolence, et Petra tombe désespérément et tragiquement amoureuse. Karin est une beauté issue de la classe ouvrière qui se sent attirée par le style de vie et le goût de Petra, mais qui est bien trop sûre d'elle, de ses propres valeurs et de ses choix ( (bi) sexuels pour devenir la proie d'une Petra von Kant assoiffée d'amour et possessive.

Le jour de son anniversaire, Petra attend un geste de Karin, et en présence de sa mère et de sa fille, elle fait une dépression nerveuse. Pendant sa convalescence, elle comprend que l'amour est plus que la possession et dépendance de l'être aimé. Elle propose à Marlène qui n'était jusqu'alors que le témoin muet des évènements de devenir sa partenaire, mais celle-ci fait sa valise et s'en va.

Aucun personnage masculin n'apparaît dans le film, mais la chambre/salon/atelier de Petra est dominée par la peinture de Poussin que la caméra cadre le plus souvent sur le bas-ventre d'un homme. C'est autour du phallus, que Fassbinder développe ce drame de la perte de l'objet d'amour et de sa propre identité avec son sens habituel de la symétrie dramatique et son ironie destructrice.

 

 

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16 avril 2021

Cruising - (La Chasse) le film polémique de William Friedkin

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Synopsis :

Al pacino est un habitué des rôles de durs, de flics déterminés : tous les fans de Heat, Serpico et autre Insomnia pourront en témoigner. Mais dans la chasse vous le découvrirez au sein d'un univers bien plus glauque et cruel, celui du monde Sado-Maso, nterprétant un policier devant infiltrer ce milieu afin de traquer un tueur en série décimant les homosexuels.,

William Friedkin (l'Exorciste, French Connection) donne ici vie, d'après sa propre adaptation du roman de Gérard Walker, à cette histoire, dure, dérangeante et cruelle, qui entraîne le public malgré lui dans un mond dangereux et attirant à la fois. Enfin, la performance exceptionnelle d'Al Pacino  dans la peau d'un homme tourmenté et en constante remise en question, reste la pièce maîtresse de ce thriller atypique.

Mon avis : Indiangay

Dès les premières images de ce film on sent qu'on entre dans un monde clos, qui a ses règles, ses codes.

On est loin de l'imagerie populaire du pd efféminé. Tout le film ou presque se passe la nuit, entre boites cuirs, parc public et back room. Ces hommes sont habillés de vêtements de cuir noir, qui  "craquent à chaque mouvement, le bruit des chaines accrochées à leur vêtements fait autant de bruit. Seul semble compter leur recherche éperdue du plaisir sous toutes ses formes, même les plus glauques. Quant aux meurtres, ils ne sont pas pour nous étonner vu l'ambiance qui règne dans ces endroits.

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12 février 2021

Girl de Lukas Dhont

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Synopsis :

Lara 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d'absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est un garçon.

Mon avis : ChezVolodia

J'ai bien aimé ce film car il nous montre avec beaucoup de sensibilité et de pudeur, le quotidien d'une adolescente presque comme les autres.

Cette future jeune femme ne semble rencontrer aucun souci extérieur, son père bienveillant et compréhensif, a changé de région et d'emploi afin de l'accompagner dans son parcours de transition. Elle est d'ailleurs en attente de prendre des hormones féminines.

Elève douée, Lara a été acceptée dans son identité de genre, pour trois mois d'abord puis en raison de ses résultats, pour l'année, dans la plus grande école de danse du pays.

Toutefois, Lara est une jeune personne introvertie et sensible avec une énorme dysphorie de genre due à son corps de garçon dont elle s'évertue à gommer "l'intimité" par des bandes élastiques adhésives et ce, malgré l'interdiction de son père qui n'a de cesse de lui répéter la dangerosité pour sa santé.

Aussi, lorsque ses camarades féminines du cours de danse l'incite à montrer comment elle gère son physique masculin, au motif qu'elle les voient nues sous la douche Lara se sent humiliée et se renferme encore un peu plus. Le traitement homormonal ayant débuté et ne donnant pas assez rapidement les changements attendus, elle s'enferme dans la dépression jusqu'au geste fatal .....!

Ce qui est intéressant dans ce film c'est cette dysphorie qui lui fait prendre son corps en horreur. Et là, nous sommes en plein dans la transidentité et non dans le transgendrisme qui fait que certaines personnes qui se disent femmes gardent leur attribut masculin. La mode depuis quelques années est qu'à la naissance on se dise assigné garçon ou fille. Ce qui pour moi est une hérésie. Tu as un appareil génital masculin, tu es un garçon. Un appareil génital féminin tu es une fille attendu qu'il peut y avoir des anomalies comme les intersexués mais là encore c'est rare.  Tu n'es pas assigné, tu es !!!

Ainsi va le monde et la génétique de reproduction et de développement. Les transgenres ne sont pas des transsexuelles (ls). Elles/ils n'ont que l'apparence du genre auquel ils/elles s'identifient et qu'on ne vienne pas me dire que c'est de la transphobie... 

 

 

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21 décembre 2020

5 danses de Alan Brown

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Synopsis :

Quand Chip abandonne son ancienne vie, il n'a qu'une idée en tête : partir à New-York pour vivra sa passion !

Excellent danseur, il intègre rapidement une petite troupe de danse de Soho avec laquelle il apprécie répéter. Mais il s'aperçoit vite que son quotidien est aussi rythmée par le travail acharné, la compétitivité entre danseurs et la peur de ne pas être à la hauteur.

Heureusement il trouve vite un eu de réconfort et de soutien dans les bras de Théo.

 

Mon avis : Indiangay

Si vous n'appréciez pas la danse, ce film n'est pas fait pour vous.

En effet, bien qu'une "amitié" se noue, le film est essentiellement axé sur la danse, avec tout ce que cela comporte de sacrifices pour exceller dans un art ou il existe peu de place pour les loisirs et les états d'âmes, ou il faut sans arrêt se remettre en question, progresser au risque d'être dépassé voire regresser.  L'histoire "d'amour" qui se joue en parrallèle n'étant qu'accessoire.

 

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29 novembre 2020

Transparent - Série TV

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Synopsis :

Morton réunit ses trois enfants maintenant adultes pour leur parler d'avenir, seulement il ne s'agit pas d'héritage mais de son identité de genre. Professeur à la retraite, il devient Maura

Mon avis : ChezVolodia

L'histoire se passe dans une famille américaine aisée non conventionnelle voire parfaitement déjantée, de confession juive, praticante sans excès. Le père ancien professeur à la retraite est divorcée de son épouse avec qui il est resté en très bon termes. Ses trois enfants, l'ainée semble avoir une vie sans problème est mariée avec deux enfants. Le second, un fils qui enchaîne les conquêtes féminines et est très intéressé par l'éventuelle récupération de la maison de son père qui souhaite s'installer "ailleurs. La plus jeune totalement borderline est incapable d'aller jusqu'au bout de quoi que ce soit, études, projets, amours et prend son père pour une planche à billets.

Celui-ci décide de réunir ses enfants en vue de leur annoncer une décision importante. Celle d'un changement de genre mais, ceux-ci sont tellement égocentrés sur leurs propres affaires et intérêts qu'il y renonce leur précisant simplement qu'il lègue sa maison à sa fille ainée d'où quelques chicanes et grincements de dents entre les enfants. 

Le film tourne autour du coming out du père. De sa quête d'affirmation de soi avec en parallèle les déboires amoureux, financiers et identitaires de ses enfants, la sénilité et la mort annoncée du compagnon de son ancienne épouse et du comment il va pouvoir annoncer "cette bombe" et se dépétrer d'une situation devenant invivable.

J'ai beaucoup aimé cette série qui se déroule au pas de charge, avec des rebondissements inattendus, une homme totalement dévoué à sa famille, qui devenant femme souhaite pour une fois souhaite susciter l'intérêt de ses enfants sur lui, ses propres désirs, et qui a toute les peines monde à les tirer de leur égocentrisme. Son épouse et sa fille ainée finissent par comprendre sa décision et à l'accepter, mais ce n'est pas fini, loin de là.......Le fils tombe amoureux de la femme rabbin de sa communauté, la fille ainée se met en couple avec une ancienne conquête d'université quant à la cadette, elle se découvre lesbienne voire ftm et se met en couple avec son amie intime, bref une famille borderline comme on les aime....

En plus de l'histoire, j'ai été intéressé par le personnage de Maura, loin d'être une bombe sexuelle ou une gravure de mode comme sont souvent représentées les transsexuelles dans la plupart des films. Non, Maura n'est pas cela, elle n'est pas toute jeune, pas jolie, son passing laisse à désirer mais elle est attachante, dans sa féminité maladroite, ses doutes, et surtout l'amour inconditionnelle de sa famille qu'elle continue à faire passer avant son propre bien être.

Série à voir et à revoir si vous avez prime vidéo d'Amazon. 

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01 août 2020

Parole de King de Chriss Lag

Parole de king

Synopsis :

Si les Drag Queen occupent  le devant de la scène des cabarets, peu de gens connaissent les Drag Kings qui se servent des codes de la masculinité pour jouer avec ceux de la féminité.

"Paroles de King !" part à la rencontre de 22 Drag Kings sur scène, en coulisse, dans des ateliers et nous font découvrir ces personnages exraordinaires et attachants venus de toute la France. Ils s'appellent  Louis (e) de Ville.  Tom Nanty, Victor Lemaure,  Diego, Valentin Crève Coeur, Livio Bellugio, Augustin de Bord... entre autres. Ils portent une moustache, du cuir, une casquette, un noeud pap... Ce film permet à tous de s'interroger sur ses propres rapports au masculin et au féminin.

Mon avis : ChezVolodia

Hum, ce documentaire ressemble beaucoup au film documentaire VenusBoyz, mais en mieux, beaucoup mieux à mon sens. Dans VenusBoyz qui se contentait de nous montrer des numéros de scène sans réelle explication ormis celle de la dérision, de la moquerie et de la vulgarité, enfin c'est ce que j'ai pensé en regardant ledit documentaire.

http://chezvolodia2.canalblog.com/archives/2009/10/09/15361694.html

Dans le présent film, les acteurs (trices) expliquent leur démarche de performeurs avec des arguments que cette fois-ci j'étais prêt à entendre et surtout, à essayer de comprendre.  Il m'a tout d'abord fallu accepter que des corps de femmes s'approprient le corps d'hommes qu'elles ont voulu "imiter" et cela dans toute leur intimité ce qui n'a pas été chose facile pour elle, sans doute, pour des raisons "techniques", mais également à accepter pour moi ou je me suis vu nu - non pas dans les rôles interprétés car surjoués (n'oublions pas que nous sommes au spectacle) et ne représentant qu'une part de la gente masculine - mais violé dans mon intimité, dans ces gestes et pensées que seuls des hommes sont à même de partager en toute confiance. Tout l'intimité de notre corps masculin est analysée, décryptée et surexposée au vu de toutes (car j'ai cru comprendre que le public était essentiellement féminin bien que je ne pense pas que les hommes y soit refoulés).

Les acteurs/trices sont toutes féministes, militantes ou pas, lesbiennes ou pas, queer et trans. Toutes les déclinaisons LGBTQI y sont représentées, elles viennent à cet atelier de travestissement pour si j'ai bien compris déconstruire le genre qui nous est inculqué depuis notre naissance par des codes imposés par la société. Alors qu'en réalité le genre est inné d'où une certaine explication de la transsidentité et la dysphorie corporelle. Faire accepter la possibilité d'un genre fluid, passant du masculin au féminin sans jamais se décider pour un seul. Une personne peut être qui elle veut, quant elle veut et nul n'a le droit de lui imposer qui elle doit être ! 

Mon avis : Indiangay

Tout comme le premier film "VenuzBoyz" je l'ai trouvé dérangeant. Dérangeant dans le fait que des femmes se commettent à de telles parodies que je juge obscènes et vulgaires.  Je les trouve peu crédibles avec leur corps féminin tout en rondeur qu'elles n'hésitent pas à exhiber en public, dans des scènes qui me font rougir de honte pour elles. J'ai eu beaucoup de mal à intégrer la notion de spectacle, de performances où toutes les attitudes sont bien évidemment exagérées dans le but de faire ressortir les caractéristique d'un genre masculin "honni ?".

Et puis, une fois ma première impression passée, j'ai écouté ce qu'elles disaient et je les ai regardé autrement. Si leur but est de dénoncer les comportements machistes qu'elles rencontrent dans la société pourquoi certaines sont transgenre (ftm) ou bien, pourquoi oscillent-elles entre le masculin et le féminin, cela me semble contradictoire. 

Le fait d'être un homme influence-t-il mon jugement ? j'ai plus l'habitude d'hommes se travestissant en femmes telles les Drag Queen que je comprends parfaitement comme une performance artistique. Je sais que leur corps est masculin et que des prothèses font partie intégrante de leur panoplie de transformation et cela ne me gêne pas. Pourquoi, est ce que je ressens du dégoût lorsqu'une femme torture son corps pour qu'il se rapproche du masculin ????  Une femme qui se se bande les seins et se fabrique un pénis pour ressembler à un homme provoque chez moi l'irréprésible envie de me gausser, du mépris et un rejet violent de ce qu'elle veut paraître être et ce quelque soit ses motivations. 

En fait cette transformation du corps qu'elle soit pour dénoncer : une emprise des hommes sur les femmes, ou une supériorité  que leur accorde une société qu'ils ont contribué à créer me dérange, car  s'approprier l'espace public ne passe pas obligatoirement par l'humiliation du genre opposé.  

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Doute de John Patrick Shanley

Doute

Synopsis :

En 1964, soeur Aloysius (Meryl Streep) est directrice d'une école catholique dans le Bronx. Lorsque la douce soeur James lui rapporte le comportement suspect du charismatique père Flynn, envers un garçon de l'école, Soeur Aloysius part en guerre contre le prêtre, décidée à le faire renvoyer. Mais il n'y a pas de vérités absolues

John Patrick Shanley adapte ici la pièce dont il est l'auteur.

Mon avis : ChezVolodia

Le contexte se situe dans une période ou l'église catholique voit l'émergence de courants progressistes qui sont en passe de l'emporter vis à vis des conservateurs traditionnalistes (intégristes).

Dans cette Amérique blanche qui vient tout juste d'abolir la ségrégation raciale, l'école accueille son premier élève afro-américain et tout le monde s'attend à des bagarres, que ce soit du côté des élèces ou de celui des parents. 

Mais contrairement à ce qu'ils présupposaient le jeune garçon est bien accepté. Il est d'ailleurs enfant de choeur et sert régulièrement la messe avec un de ses camarades.  Le père Flynn progressite et charismatique se veut plus ouvert sur le monde, plus proche de ses paroissiens, enfants et parents. Sachant les problèmes familiaux du jeune garçon, il s'attache à lui rendre la vie plus douce, en s'intéressant à lui, à ce qu'il fait, au grand dam de soeur Alyosius conservatrice et partisane d'une église traditionnelle, ou forte est synonyme de dureté, d'intolérance, et ou la moindre faiblesse serait laisser la place "au péché", freine des quatre fers toutes suggestions d'amélioration dans l'administration de l'école.

Décidé à faire renvoyer le père Flyn elle insinue un doute sur la moralité de celui-ci et demande à la soeur James de surveiller le père et de lui rapporter tout écart de conduite. L'occasion se présente lorsqu'elle surprend le père rangeant un maillot de corps directement dans le vestiaire du jeune garçon. Ce qu'elle ne manque pas de rapporter à soeur Aloysius qui se construit tout un scénario qu'elle s'efforce de démontrer et faire accepter, en premier lieu par soeur James, la mère du garçon et qu'elle assène comme une vérité au père Flynn qui malgré ses explications et dénégations n'arrivent pas à contrer l'assurance de soeur Aloysus....Celle-ci bat campagne auprès du supérieur du Père Flyn qui finit part être muté dans une autre paroisse en tant que directeur d'école. 

Ce film s'intitule Doute et son nom est bien choisi, car il nous est impossible de déterminer qui à tort ou raison. Meryl Streep dans un rôle "fort" et peu sympathique, pétrie de certitudes et refusant de se remettre en question, elle incarne le pseudo bien, la moralité toute puissante et sans faille. C'est le bien contre mal, que représente le père Flynn (Philip Seymour Hoffman) plus empathique, plus humain, compréhensif de l'erreur humaine mais que j'aurais aimé plus "vindicatif" face à ce déferlement de haine.

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09 juillet 2020

Boy Erased de Joël Edgerton

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Synopsis :

L'histoire vraie du coming out de Jarred Eamons, le fils du pasteur baptiste dans une petite commune rurale des Etatd Unis où son orientation sexuelle est brutalement dévoilée à ses parents alors qu'il est âgé de 19ans.

Craignant le rejet de sa famille, de ses amis et de sa communauté religieuse, Jared est poussé à entreprendre une thérapie de conversion (aussi appelée thérapie réparatrice ou thérapie de réorientation sexuelle). Il y entre en conflit avec le thérapeute principal, découvrant et revendiquant progressivement sa réelle identité.

Mon avis : ChezVolodia

Pour une fois, le film est fidèle au livre, ce qui est suffisamment rare pour le faire remarquer et ajouter ainsi à sa crédibilité. Reste qu'il est incroyable qu'à notre époque certains soient encore prisonniers, que dis-je otage d'une doctrine religieuse qui se veut et se dit pure aux détriments de l'individu, annihilant toute pensée rationnelle.

Les pseudos thérapeutes qui n'ont aucun diplôme de médecine et/ou de psychiatrie ne sont en réalité que des "coachs" pour qui l'homosexualité est acquise et non innée et de fait, toute leur méthode de réorientation sexuelle est basée sur l'humiliation, le dégoût de soi, la notion de péché, le tout asséné de manière péremptoire et véhémente.

Jarred est soutenu par sa mère qui fait également le tampon avec le père, prédicateur qui doit passer sous peu pasteur de sa communauté. Toutefois, il est en pleine confusion, et au fur et à mesure que ce déroule sa thérapie, les doutes s'insinuent provocant sont désarroi puis sa révolte. Celle-ci interviendra au cours d'une scène mémorable et passablement violente ou le "coach" veut lui faire dire qu'il hait son père... ce que bien évidemment il se refuse ! 

Souhaitant à l'issue de cet esclandre quitter le centre, il aura toute les peines du monde à se faire entendre, y compris sa mère et c'est grâce à l'aide d'un autre patient qu'il y parviendra.

Bref pour en savoir plus, je vous mets le lien de mon avis sur le blog littérature :

  http://chezvolodia.canalblog.com/archives/2020/06/29/38401588.html

J'ai aimé et le livre et le film, qui sont à lire et à voir

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01 juillet 2020

Les amitiés particulières de Jean Delannoy

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Synopsis :

L'amitié partriculière entre Georges, jeune aristocrate ambitieux et Alexandre, bel étudiant en cinquième année dans un Collège de Pères.

Mon avis : ChezVolodia

Ce film fût le premier film "osé" que je vis alors que j'avais une quinzaine d'années. Lorsqu'il fût tourné, en 1964, on ne prêtait guère attention aux premiers émois des adolescents et l'homosexualité n'était pas encore à la mode. Ce film fit donc scandale et malgré le soin apporté au scénario et l'accord de la censure du cinéma français, il fût dans un premier temps interdit aux moins de 18 ans, interdiction levée depuis.

De nos jours l'émotion provoquée par la réalisation et la diffusion de ce film fait sourire, car tout n'est que beauté et poésie, Oh bien sûr les sentiments troubles de ces deux jeunes gens ne laissent que peu de place à l'interprétation. Mais rien de graveleux (la censure y a veillé) que de beaux sentiments, de la gentillesse. Lorsque Alexandre, demande à Georges s'il connaît les choses qu'ils ne faut pas savoir, et si celles-ci l'intéressent, il répond honnêtement, ce qui rassure le plus jeune.

Avec le temps, reste à savoir si les sentiments éprouvés par eux, seraient restés purs ?, mais là n'est pas la question. Dans ce film il n'est question que d'amour sincère à un âge ou le corps change provoquant confusion, et ou on se cherche avant de s'affirmer. 

Dans ce film, l'amitié de Georges se concrétise par des fruits glissés sous une serviette, des regards inquiets lorsque Alexandre est puni, des gestes d'attention lorsque le plus jeune se blesse et des cheveux entremêlés lors d'une leçon de piano. Lorsque leur "idylle" est découverte, Georges plus mature essaye de protéger son jeune ami, par tous les moyens, y compris la remise des billets reçus de lui. Alexandre plus jeune, a la sensibilité exacerbée, et qui s'est investi corps et âme dans cette amitié, croit qu'il fait preuve de lâcheté. Lui qui lui a confié un jour qu'il l'aimait plus que sa vie, fera sacrifice de la sienne sur l'autel d'un amour qu'il croit perdu.

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